Nono 2011

décembre 17th, 2011

                         ETE 2011     Le désert des Agriates

La météo est capricieuse. Nous ne partirons pas en Corse tout de suite. Après tout, longer la côte en attendant que les prévisions météo soient fiables ne nous empêchera pas de profiter de mouillages agréables.

Nous quittons la SRT par vent d’est. Cap sur Porquerolles au près, Nono … marche bien. Le ciel s’obscurcit plus que prévu quand nous doublons les Fourmigues. De plus en plus sombres, les nuages finissent par crever et vident leur eau sur nous. Pourtant on est en plein été. En arrivant au port de Porquerolles, toujours sous la pluie, Isabelle nous accueille dans son zodiac. Elle est autant trempée que nous et nous indique une bouée libre. Merci Isabelle …

 0311-baie-de-briande-web.jpg    Quand le ciel redevient bleu, nous partons pour la baie de Briande. 
 Après un rapide déjeuner, nous remettons les voiles pour les îles de Lérins où nous arrivons avant la nuit. Beaucoup de bateaux sont autour de nous, mais le soir venant, beaucoup s’en vont et au final nous sommes bien à l’aise. Le lendemain, nous allons marcher sur Sainte Marguerite. Après nous être dégourdi les jambes, nous préparons le bateau pour rallier Calvi. Plier l’annexe, tout ranger et caler dans les cabines et dans le carré, cela nous prend une demi-heure. Nono s’élance au près entre Sainte Marguerite et Saint Honorat en compagnie d’un Attalia qui virera de bord plus tard pour rejoindre Antibes ou Golfe Juan. Nous faisons route pour la Corse au bon plein depuis deux heures quand le vent de nord est monte d’un cran et tourne à l’est. Partir pour Calvi au près serré sous un ciel plombé de gris , devoir tirer des bords dans un vent d’est qui monte toujours, c’est pas la joie. Décidemment cette météo ne me plaît pas trop et nous virons de bord pour rejoindre Nice et son port. L’accueil y est sympathique et chaleureux, les voisins de ponton accueillants. De plus le port est bien équipé. Le soir nous allons soûper dans le vieux Nice.

Le lendemain en quittant le port, nous nous disons que cette escale a vraiment été sympathique. Par contre le vent d’est est toujours de la partie et “Nono…” tire des bords avec un ris dans une houle désagréable. Le bateau est mal réglé, ça ne marche pas bien, ni en cap, ni en vitesse. Je fulmine. Puis le vent tombe et nous faisons route au moteur vers Menton Garavan.

0320-menton-web.jpg    Port impersonnel mais bien équipé et bien abrité. La vieille ville n’est pas très et le supermarché tout proche. La météo va en s’améliorant, nous partons pour Calvi, moitié du parcours à la voile et moitié au moteur. Après une traversée tranquille, nous arrivons à la Revellata à 2 heures du matin et nous mouillons à l’est de la pointe par 10 mètres de fond dans le renfoncement au sud du cap. A notre réveil nous comptons une dizaine de bateau au mouillage.

 0330-calvi-web.jpg  Nous hissons les voiles et rentrons dans la baie de Calvi et là oh surprise, il n’y a pas les bouées de mouillage tant décriées. Chaque bateau a mouillé sur son ancre comme avant. Pour le repas de midi, nous nous dirigeons à l’est de la baie, face à la citadelle, au milieu de rochers arrrondis et polis par l’érosion. L’ancre tombe sur du sable qui rend la mer bleu clair. Le site est magnifique et là aussi peu de bateaux, bizarre. Il y plus de dix ans nous y étions venus depuis Calvi avec les annexes en compagnie de André, Dominique, Fred et Caroline.

 0333-algajola-web.jpg    0334-algajola-web.jpg   Ciel bleu, mer couleur lagon, peu de monde au mouillage, vent ni trop fort, ni trop faible. Nous tirons des bords pour doubler la pointe et se passer devant Algajola. Puis le vent d’est force 2 à 3 nous tire  au près vers le désert des Agriates. 19 heures, nous mouillons devant la plage de l’Ostriconi. Nous sommes 2 voiliers au mouillage. Un troisième viendra également au mouillage peu avant la nuit. Elle sera calme, pas une vague, pas de bruit, une plage déserte, voila comme j’aime les mouillages. On est pourtant au mois d’Août.

      Une brise matinale nous amène à la plage de Ghignu que nous atteignons après avoir longé cette côte que l’on connaissait finalement très peu. Nous passons devant quelques criques et je note sur le livre de bord celles qui peuvent servir d’abri par vent d’ouest.

 0337-plage-de-ghignu-web.jpg    0341-plage-de-ghignu-web.jpg Il y a déjà quelques voiliers au mouillage quand nous arrivons. A terre, nous “explorons” les environs. D’un côté, quelques anciens abris de bergers ont été restaurés et sont mis à disposition des randonneurs ou des touristes. Ce sont des cabanes au confort très restreint -il n’y a ni eau ni électricité, juste des bât-flancs- mais utiles car il n’y a aucune ressource dans le désert des Agriates excepté le camping de la Saleccia. Nous redescendons pour longer la plage. A son extrémité une source émet un filet d’eau apprécié par la maigre végétation avoisinante. Nous grimpons sur la dune au sable surchauffé par le soleil, où poussent des épineux. En fin d’après-midi, les vaches viennent chercher la fraîcheur de l’eau en bord de plage.

Après Ghignu, la Saleccia va nous surprendre encore davantage. Il n’y a pratiquement pas de bateau quand nous y jetons notre ancre et dans la journée bien peu viendront. Que se passe-t-il, on est pourtant en Août ! Les plages et les mouillages sont magnifiques, les conditions météo exceptionnelles pour laisser les bateaux à l’ancre, les sites magnifiques et il n’y a personne. Il faut dire que Juillet n’a pas été très favorable à la navigation et le début d’Août a été perturbé, mais quand même !

0343-la-saleccia-web.jpg    0347-la-saleccia-web.jpg  La Saleccia est vraiment une plage de rêve, un joli sable, quelques dunes recouvertes de pins, une rivière qui se jette en serpentant sur le côté de la plage. Du coup la plage du Loto proche de Saint Florent va souffrir de la comparaison et nous semblera moins attrayante. Avant la nuit, je mouille une deuxième ancre par l’arrière, pour rester face à la petite houle résiduelle.
Le lendemain nous repartons au bon plein vers l’Île Rousse que nous atteignons en début d’après midi. Depuis que nous sommes sur la Corse, les conditions de navigation sont parfaites, brise durant le jour, vent nul le soir pour le mouillage.

0371-ile-rousse-web.jpg Nono… mouille devant le village et nous remettons l’annexe à l’eau. Avant d’aller à terre, je demande à nos voisins s’ils veulent bien surveiller le bateau pendant notre virée à terre. Quand nous revenons, leur bateau n’est plus là mais ils ont confié cette tâche à un équipage qui est arrivé quand ils partaient et qui nous l’annonce. C’est sympa.
     Cela fait une semaine que Nono … n’est pas allé s’amarrer à un ponton. Nous négocions une place au petit port de l’Ile Rousse avec le pompiste. Nous nous apprêtons à soûper quand un groupe de plaisanciers s’installe sur le quai pour un apéritif dinatoire. Ils nous invitent. Le vin rosé, la charcuterie, le parmesan (DOC), tout est mis sur le muret du quai et chacun se sert et raconte ses histoires de mer. Nous ne restons pas jusqu’à la fin, une promenade nous est nécessaire avant la nuit.

  0374-ile-rousse-web.jpg  Le lendemain, c’est le départ pour le continent. L’Ile Rousse, éclairée par la lumière du matin, s’éloigne doucement dans notre sillage. Le retour se fait à moitié sous voile et quans le vent est trop faible pour maintenir une vitesse raisonnable, je mets le moteur. Les iles de Lérins nous ont bien plu et nous décidons d’y repasser avant de rejoindre Toulon. Il y a du vent pendant la nuit et Nono marche au bon plein. Je surveille les éventuels bateaux autour de nous avec l’AIS installé sur la VHF et tranféré sur le GPS traceur. Quel bel outil ! Bien sûr les bateaux qui ne sont pas équipés de transpondeur ne sont pas détectés, mais tous les navires de commerce le sont et de connaître leur trajectoire est une aide que j’apprécie. Il reste quand même à surveiller les feux de route autour de nous. Un voilier (l’AIS m’a donné son nom, ses caractéristiques de coque et ses trajectoires en continu) me fait souci. Il n’est pas loin et change constamment de bord en suivant par moment une route parallèle à la nôtre. Tantôt ses feux rouges, tantôt les verts grossissent. Malgré la faible lueur nocturne et avec l’aide des jumelles j’identifie la silhouette d’un yacht classique sous voiles. Avec ses focs à l’avant et sa voilure traditionnelle, les virements ne doivent pas être faciles, alors pourquoi vire t-il si souvent ? Je me pose toutes ces questions, un peu inquiet. Homme à la mer ? mais il n’y a aucun appel à la VHF, équipage en folie ? à quoi correspond ce besoin de se manoeuvrer si fréquemment au large et de nuit ? Je ne le saurai jamais, après un dernier virement, il suit un cap constant et passe derrière nous et disparait d’abord visuellement puis sur l’AIS.

Il ne fait pas encore jour quand nous arrivons aux îles de Lérins. Je réduis la vitesse car je connais mal les fonds. Nous mouillons juste au nord de Saint Honorat. Après avoir débarqué, visité le point de vente et fait le tour de l’île, nous mouillons plus à l’est, après le petit  de Saint Honorat. Le vent se lève et au matin, devant l’ouest qui n’arrête pas de monter, nous hissons le foc et, au portant, nous rejoignons le port  de Golfe Juan. La prise de la pendille au vent du quai par cette force de vent est délicate. Nous profitons de cette escale pour visiter Vallauris et ses potiers. Le musée consacré à Jean Marais rendra cette excursion culturelle. Après le repas nous redescendons en bus à Antibes et nous profitons d’une visite guidée du Fort Carré.

Nous espérions trouver une place à Port Grimaud, mais il n’y en a pas d’assurées, donc inutile de rentrer dans le golfe de Saint Tropez. Nono… fait route directement sur Porquerolles et, mais oui, c’est encore Isabelle qui nous accueille sur le zodiac. A Porquerolles, nous empruntons toujours les mêmes chemins et sentiers, mais le plaisir est toujours présent. Nous allons traîner nos baskets vers  les Mèdes

porquerolles-paques-2011-web.jpg  les-medes-1-web.jpg  velo-aux-medes-web.jpg  Par beau temps le cap des Mèdes permet toutes les fantaisies de navigation et de mouillage, par contre en hiver et par vent d’est mieux vaut s’en tenir à l’écart.

Le lendemain nos pas nous emmèneront à la calanque du Brégançonnet où nous rencontrerons Pierre, Germaine , Virginie et Guilhem. La journée se terminera à bord avec un repas improvisé mais chaleureux.

 

FIN DES VACANCES

 

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 Au pied du sapin de Noël, il y aura un joli sac rouge avec un asymétrique jaune à l’intérieur.

Nono… premières sorties

décembre 13th, 2011

first-32-s-5-web.jpg   “Nono 2″ est vendu. Ce bateau nous aura donné énormément de plaisir, plaisir de naviguer, plaisir de découvertes. Il nous a laissé également beaucoup de souvenirs. Je l’espère en de bonnes mains, qu’il puisse continuer à tirer des bords  joyeux au gré du vent et de son nouveau capitaine.

 nono-hanse-a-terre-web.jpg   “Nono…” est arrivé au port en provenance d’Allemagne. Venir à Hyères en traversant une partie de l’Europe par la route,  quel paradoxe pour un voilier ! Audrey et Juju nous ont accompagné le voir sur son ber. Il y restera quelques jours trop longs à notre goût.

 nono-web.jpg Ca y est, enfin il est à l’eau.
 Martine et moi montons religieusement à bord, intimidé par ce nouveau pur sang. La préparation par le concessionnaire est plus longue que prévue et nous sommes trop gentils. Début juillet “Nono…” est prêt avec l’équipement supplémentaire demandé. Pour la première sortie, Martine me fait remarquer que je suis tendu. Ce n’est pas faux. Plus long, plus large que l’ancien, tout neuf aussi.  Nono… largue ses amarres et quitte lentement le port de Hyères. Le premier mouillage se fera devant la plage de la Badine.

 Après ces premiers essais : hisser les voiles, les affaler, mouiller avec le guindeau, bien paramétrer les répétiteurs pour lire les informations de navigation sur les cadrans, déplier et replier le bimini, le protéger par sa housse, nous nous disons que ça n’est pas si compliqué. Allez on lève l’ancre et cap sur Porquerolles. En fait à peine 4 milles que nous avalons en un rien de temps. Martine est à l’avant et attrape la bouée avec sa gaffe magique. Nono est dans le port et tire nonchalemment sur le corps mort. Je gonfle l’annexe, neuve elle aussi, avec Martine nous nous éloignons et, très fiers, nous photographions Nono…, le 3ème du nom.

nono-au-mouillage.jpg“Nono…” est bien, Porquerolles est son jardin, son terrain de jeu favori.
Après toutes ces émotions, un peu de repos dans le carré au prétexte de lire toutes les notices techniques. Martine commence à réfléchir comment le décorer.

  nono-1ere-sortie-8-web-web.jpg    En fin d’après-midi, les façades de l’Escale et de l’Hyppocampe virent à l’ocre et donnent cette impression si particulère d’être loin, très loin de la ville et de son activité trépidante. Bonheur cent fois renouvelé mais que nous apprécions toujours avec Martine. Porquerolles est un bijou qu’il nous faudra quitter demain matin. Le retour sur Toulon par vent d’ouest  sera un véritable régal, “Nono…” est au près serré et il marche bien. Le foc autovireur est un vrai plaisir, les virements s’enchainent, chaque fois que nécessaire, sans effort. A plus de 6 noeuds, la petite passe est vite atteinte. J’essaie de prendre notre ancienne place entre les pontons mais cela s’avère trop juste. Je prends à regret le nouveau poste attribué par la capitainerie.

  1-traversee-web.jpg      A la mi-juillet, je charge le bateau et je me prépare à traverser pour la Corse. Dans l’ordre chronologique, je dois arriver le premier à Ajaccio, puis Martine et Audrey me rejoindront en avion de Marignanne et finalement Julien arrivera ensuite directement de Paris. Avant mon départ, le mistral a soufflé lontemps et a levé une mer forte sur la zone. Martine me fait les recommandations de prudence élémentaire.
-Tu t’attacheras bien, fais attention !
Je passe entre les îles d’Hyères pour avoir moins de houle, le résultat est mitigé. La traversée sera agitée. Au petit matin, j’aperçois des sommets corses, le vent faiblit et tourne. Je finis la traversée au près dans une mer assagie et un vent maniable. La côte défile et je suis heureux. Heureux d’être à bord de ce nouveau bateau, finalement très facile à manoeuvrer en solitaire.Ce nouveau bateau, je le barre avec plaisir. Pourtant lors de l’achat, quand nous l’avons choisi, je craignais de perdre le toucher de barre du 32s5. Il n’en a rien été, ce voilier est un pur bonheur à la barre, vif, rapide, avec des sensations pour le barreur. Et le surcroît de confort en plus ! Que du bonheur !

 3-les-sanguinaires-web.jpg     En début d’après-midi, Nono… passe entre la pointe de La Parata et les Sanguinaires. Fidèle à nos mouillages préférés, je jette l’ancre sous La Parata.  Un quart d’heure plus tard, le bateau rangé, je déplie l’échelle de bain et je pique une tête. Tout en nageant je songe que nous n’étions plus venu en Corse depuis fort longtemps, plus de 10 ans.

5-canadair-au-mouillage-ajaccio-web.jpg    La veille de l’arrivée de Martine et d’Audrey, je mouille devant le port de l’Amirauté. Surprise, les canadairs viennent écoper en bordure de la zone de mouillage et rasent les bateaux. Le spectacle dure toute l’après-midi.

Martine et  Audrey arrivent de l’aéroport. Les pontonniers les amèneront avec leur zodiac. L’annexe n’aurait pas pu embarquer Martine, Audrey et les valises. Nous restons au mouillage pour la nuit et nous irons au port le lendemain pour l’arrivée de Julien. Tout l’équipage est maintenant réuni sur Nono… Le soir nous allons soûper dans la vieille ville. Dès le lendemain matin, nous prenons le cap  vers le sud. Un mouillage pour “fare il bagno” dans la rade d’Ajaccio précède la descente vers Campo Moro. Le mouillage y est dense. Nous mouillons en arrière par 10 mètres de fond. A tour de rôle, nous allons à terre 2 par 2 pour ne pas laisser le bateau seul.

8-mouillage-campo-moro-ete-2010-32-web.jpg      8-mouillage-campo-moro-ete-2010-39-web.jpg

 Toujours vers le sud, Nono… continue sa descente vers Bonifacio avec une halte devant la plage de Roccapina.

9-mouillage-roccapina-ete-2010-web.jpg      9-mouillage-roccapina-ete-2010-7-web.jpg     Bain et promenade sur cette plage quasiment déserte. Nous nous baignons dans une eau couleur de lagon.

   10-en-route-vers-bonifacio-ete-2010-web.jpg   11-a-bonifacio-ete-2010-25-web.jpg L’arrivée dans la calanque de Bonifacio se fait en compagnie d’un incalculable nombre de bateau dont chacun veut une place à quai. Les coques se croisent, se frôlent. Les placiers sur leur zodiac ne savent plus où donner de la tête. C’est l’empoignade. Nous nous réfugions dans la calanque équipée de chaine mère. Evidemment celle que je prends est entortillée sur elle-même et je dois plonger pour déméler tout cela. Nos voisins sont sympathiques et nous aident à passer les amarres arrière dans les anneaux de la falaise.

Dans la nuit le vent se lève, il soufflera 2 jours et rendra les manoeuvres périlleuses dans la calanque. Peu de bateaux sortiront. Julien veut montrer la Corse à l’envers dans la grotte  à Audrey et ils y vont en annexe. Une heure plus tard, ils reviennent tractés par un gros zodiac italien : au sortir de la grotte, le petit moteur n’a pas voulu redémarrer. Une bougie neuve, achetée chez un shipchandler, résoût le problème.

11-a-bonifacio-ete-2010-36-web.jpg 11-a-bonifacio-ete-2010-23-web.jpg 11-a-bonifacio-ete-2010-42-web.jpg 14-bonifacio-sortie-de-la-calanque-ete-2010-5-web.jpg 

Nous restons durant 3 jours sagement mouillé l’arrière contre la falaise et nous allons en ville en débarquant avec l’annexe soit directement au port ou sur la plage dans le fond de la calanque. Les batteries de servitude, 300 ampères, assurent la consommation électrique sans problème.

Audrey ne connaît pas les Lavezzi, aussi nous décidons d’y mouiller en quittant Bonifacio. Le vent souffle d’ouest, Nono… file. Nous passons devant la crique au sud de l’île. En apercevant tous les mâts, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il y a 25 ans Julien y faisait des pâtés de sable et que le 1er Nono était entouré de très peu de bateaux au mouillage. Rares étaient les voiliers qui y passaient la nuit. Les rafales me rappellent à la réalité de 2010. Nous mouillons dans la crique à l’est des Lavezzi, une crique dégagée de celle qui sert de point de débarquement aux bateliers de Bonifacio. Repas, baignade, farniente, voilà une belle journée.

16-mouillage-aux-lavezzi-ete-2010-10-web.jpg   16-mouillage-aux-lavezzi-ete-2010-1-web.jpg   Nous partons pour La Maddalena, le vent continue de monter, le thermique s’additione avec le vent d’ouest. Bien que nous soyons au portant, je prends un ris, un trimaran remonte au près quand nous passons entre Spargi et Razzoli, Buddelli, Santa Maria. Sous foc et un ris, les 8 noeuds sont maintenus en permanence et Julien me trouve  crispé à la barre, ce n’est pas faux. Nous nous amarrons au port privé après quelques péripéties amusantes. Siamo in Italia et bisogna stupire di niente, tutto va bene ! Le vent d’ouest déjà fort, continue de monter, monter, monter. C’est dans ces moments que l’on se dit que c’est bien d’être dans un port avec eau et électricité au ponton. En plus la vieille ville nous tend les bras, le marché couvert est juste à côté, c’est le top.

18-en-route-vers-la-maddalenna-3-web.jpg    19-la-maddalenna-4-web.jpg    19-la-maddalenna-5-web.jpg

Pendant 2  jours le vent souffle en maître dans les Bouches de Bonifacio. Bien que les îles sardes cassent les vagues, il ne serait pas prudent de sortir en ce moment, même pour partir vers la côte Est de la Sardaigne. Audrey et Julien sont ravis de La Maddalena. Ils visitent l’île en autobus alors qu’avec Martine nous flânons, soit au bateau, soit en ville.
Pendant ces deux jours passés au port, le voilier allemand à côté de nous fait installer un bimini par un artisan local. Regarder les artisans travailler occupe ma flemmardise.

 La queue de mistral nous incite à nous préparer à partir pour Olbia où les enfants doivent prendre l’avion pour Paris. Nono  passe entre Caprera et l’île Santo Stefano, puis après un détour dans la rade de Porto Cervo, cap sur la rade d’Olbia. Nous passerons la nuit dans la partie ouest du golfe d’Aranci, le mouillage solitaire y est agréable.

Le lendemain nous longeons cette côte au moteur avant d’embouquer le chenal qui mène à Olbia. J’avais oublié que le chenal se rétrécissait autant à un endroit bien particulier et c’est justement là que nous croisons un cargo qui sort. Martine et Julien me trouvent crispé, ce n’est pas faux. Nous choisissons la nouvelle marina moderne et bien équipée au sud de la ville. C’est le grand luxe. Les pontonniers sont habiles et efficaces. Les équipements sont de qualité. Le lendemain, la surprise sera royale quand nous accompagnerons Audrey et Julien à l’aéroport. Jaguar et chauffeur, s’il vous plaît.

Après leur départ, nous nous sentons seuls… Nous allons en profiter pour explorer cette côte, crique par crique. C’est le moment de chercher des mouillages encore inconnus, et il y en a, tous plus beaux les uns que les autres. Quelques bateaux dans la journée agrémentent la navigation et le soir les mouillages sont on ne peut plus tranquilles. Celui contre la côte, en face de la Tavolara est remarquablement bien abrité et calme, c’est un port naturel.

autour-de-la-tavolara-ete-2010-5-web.jpg  autour-de-la-tavolara-ete-2010-10-web.jpg  autour-de-la-tavolara-ete-2010-16-web.jpg  capitaine-troy-1-web.jpg  en-route-vers-olbia-ete-2010-web.jpg  nord-ouest-sardaigne-ete-2010-web.jpg

autour-de-la-tavolara-ete-2010-web.jpg       Nous en trouverons bien d’autres avec, vu la saison, peu de monde le soir. Les mouillages se succèdent, le port naturel de punta Don Diego, Porto Brandighi, le golfe de Cugnana, Puis au retour, l’incontournable Porto Pozzo chargé de souvenirs, Santa Teresa di Gallura. Nous y passons une journée, dans ce petit port.
Avant de remonter sur Porquerolles et de rentrer sur Toulon, nous voulions passer quelques jours en Corse, mais en sortant des Bouches de Bonifacio, je change d’avis et nous continuons notre route vers le continent. 

FIN DES VACANCES

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novembre 11th, 2009

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